Fiche : Baudelaire, Le joujou du pauvre

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Fiche : Baudelaire, Le joujou du pauvre

Message par FoX le Dim 12 Juin - 22:21

LE JOUJOU DU PAUVRE (Les Petits Poèmes en Prose) Charles Baudelaire

I- Charles Baudelaire ( 1821-1867) et contexte historique de l’œuvre.
Il perd son père à six ans, vit très le remariage de sa mère. Il fait des études de droit. En 1841
Il embarque sur un paquebot en destination des côtes d’Afrique et d’Orient où il collectionne les images et impressions exotiques. De retour à Paris il s’éprend de Jeanne Duval, mulâtresse. En 1844, sa famille le prive de jouir de l’héritage paternel. Il est donc forcer de travailler pour vivre et devient critique d’art, critique littéraire, et journaliste. Dès lors il se forme un conscience esthétique. En 1857, il fait paraître les Fleurs Du Mal, recueil regroupant des poèmes écrits et publiés dans des revues dps 15ans et accompagnés d’inédits récents. Attaqué en justice en même temps que madame Bovary. Son livre est condamné pour immoralité et expurgé de plusieurs textes. En 1862 à Namur il est frappé d’un grave malaise qui le laissera paralysé et aphasique. Le 31 août 1867 il meurt.
C’est au lendemain de la parution des Fleurs du Mal que Baudelaire songea pour la première fois à un recueil de textes en prose qui serait le pendant de son œuvre versifiée. Mais l’histoire de ses poèmes en prose se confond avec celle des difficultés que l’auteur rencontra pour les publiés dans les revues de l’époque. Ces difficultés tiennent à la nature même de du genre poétique nouveau auquel s’attaque Baudelaire sans en déterminer encore la spécificité. Dans une fameuse lettre de 1862 à son ami poète et romancier Arsène Houssaye, Baudelaire se proposer du moins un modèle, Aloysius Bertrand , et une ambition : « faire du poème en prose la forme par excellence de la poésie moderne et urbaine »

II- Le PLAN
I- La mise en scène :
a)la mise en scène que suggère le spectacle d’un joujou
Dès le titre le lecteur s’attend à voir le joujou intervenir. Nous avons ici trois cas de joujou dans le poème( le flâneur trouve l’enfant pauvre divertissent, l’enfant obtient son joujou et le rat).
b) une présentation des lieues stéréotypées
- le texte s’inscrit comme dans l’univers du comte dans la présentation des lieux.
- travelling, déplacement du regard
-description précise d’un univers clos comme dans les conte, merveilleux
-scène statique et stéréotypée (très rependu a l’époque)
c) Le choc des contraires :
-opposition entre les deux enfants :
Enfant riche comme travestit, l’enfant doit donner une certaine image,
- entre l’univers urbain et rural : plénitude préservée d’un coté comme un jardin d’éden, champs lexical du luxe : « vernis, dorées.. » accumulation d’adj
- esthétique du joujou vernis qui contraste avec la brutalité du rat joujou a l’image du milieu
- marque le soucis de l’apparence dans l’univers riche « paraître »
- la grille est une barrière entre les deux univers l’un chaotique, l’autre riche, tout y est en ordre.
- « sale, chétif, fuligineux » accumulation d’adj qui s’oppose à la première « parias » qqn que l’on exclu.
 Dichotomie entre l’univers riche et pauvre.

II- La portée politique du texte
a) universalité de la condition humaine
interruption du récit de Baudelaire
la beauté est bien au-delà des apparences. Discours à porter social : la richesse est un vernis dorée, la misère est patine. L homme n’est pas ce qu’il semble être. L’homme n’est pas ce qu’il semble être.

b) réinvention de la devise républicaine
Manifestement tout oppose les deux enfants soulignant la caricature d’un stéréotype par l’opposition mais à la fin ils sont « égale » face aux divertissements. L’égalité entre les riches et les pauvres se discute dans la littérature .Il réécrit la devise républicaine d’une manière qui lui semble a lui plus noble. Il semble réinventer des notions pour lui restituer son sens plein. L’égalité et la liberté sont des choses fondamentalement humaine, elles sont essentielles : c’est ce qu’il veut mettre en valeur et il le fait en partant d’un clicher. La où les catégories sociales vont faire de ces enfants des être fondamentalement différents, le poète va au-delà de la manière semblable : rejet d’un regard social de l’époque. Le divertissement les découvre de leur « apparence », paradoxe entre le joujou qui semblerait par définition insignifiant, dérisoire et l’impact qu’il a sur les enfants.

III-La poésie selon Baudelaire : l’art à travers l’image du joujou
a) Le rat : métaphore de la poésie pour Baudelaire.
Le rat est un petit morceau de vie en boite qui va réveiller chez l’enfant un espoir . Le rat représente les poèmes de Baudelaire. Il s’attend à ce que par-dessus son poème nous rions en reconnaissant en ces poèmes un petit fragment de vie détournée de son utilité immédiate tout comme le rat. Il prélève un fragment de réalité les enferment d’en des mots, pour en faire autre chose en faire un sujet de divertissement.
b) Universalité de l’ennui
Le pbl dans chaque cas est l’ennui, « sortirez ce matin … routes » ; « mais l’enfant ne s’occupait pas … voilà ce qu’il regardait » ce n’est pas une affaire de statut social ni d’age. Une des grandes occupations de l’être humain est de recourir à l’ennui. Ici, c’est par l’intermédiaire d’artifices. Pour Baudelaire la poésie doit nous divertir de l’ennui ; pour briser la monotonie, au fond de l’homme cherche tjs la nouveauté. Là où il n’y pas d’inconnue l’homme s’ennui.

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Mathieu !

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